PRESSE I Français I English I Deutsch I Svenska I


Classiqueinfo-disque.com
- 9 septembre 2009 - Bênoit Donnet 
CD Edvard Grieg, Pièces Lyriques, op. 54, 57 et 62, Skarbo, DSK 1082
CD Edvard Grieg, Pièces lyriques op.65, 68, 71. Impressions op. 73, Skarbo, DSK 1086
Récompense : "Classique-info Ring"
"L'interprétation de Daniel Propper, richement enregistré par Skarbo dans une acoustique pleine et généreuse, est aussi passionnante que les oeuvres elles-mêmes : pleine d'une virtuosité très humble, elle sait explorer la musique de Grieg avec imagination et respect ; on notera la superbe sonorité du piano, le sens de l'équilibre et des contrastes qui apparaît ici. C'est tout à l'honneur d'un pianiste de grand talent, qui sait faire naître l'émotion autant que l'enthousiasme."




Pianiste
- Juillet-Août 2009 - Frédéric Gaussin 
CD Edvard Grieg, Pièces lyriques op.65, 68, 71. Impressions op. 73, Skarbo, DSK 1086

"Viennois d’origine, Suédois de naissance, Français d’adoption, Daniel Propper est un pianiste extrêmement doué, musicien et intègre, qui se signale par une intelligence aiguë des textes qu’il défend, un naturel enviable, une sonorité profonde, une registration subtile, une rythmique solide mais souple et un legato parfait (manifestes dans le seul Jour de noces, que nombre d’exécutants moins imaginatifs rendent répétitif et mal construit). Rares sont les artistes qui n’offrent pas de sonder leurs limites au moyen d’un seul disque, et dessinent un monde en creux de possibilités. Rien que dans le même registre, nous serions curieux de l’entendre jouer les mélodies enfantines, populaires de Bartok, Tchaïkovski, Moussorgski, les Pièces pittoresques de Chabrier, quelques Ländler de Schubert."


La lettre du musicien  - 1ère quinzaine de juin 2009 - Jérôme-Henri Cailleux
Daniel Propper au Théâtre de l'Athénée [Paris]
"Nul mieux que le pianiste suédois Daniel Propper ne peut nous faire entrer dans l’univers de Grieg. Et sans se cantonner à ce répertoire scandinave, cette soirée qui fit honneur au compositeur national norvégien nous a ouvert une fenêtre sur ce mythique Septentrion, d’où nous parle une voix tour à tour familière et singulière.
Clin d'œil à ses ascendances viennoises, Daniel Propper fait de la 7e Sonate op. 10 n°3 de Beethoven son avant-propos. Le beau son perlé du pianiste fait merveille dans ce texte qu’il sert consciencieusement. Sans céder à l’alanguissement facile, il trouve dans le Largo e mesto une agogique superbe qui conserve à la fois la liberté de la respiration et la tension dramatique. Le léger Menuetto et le Finale montrent un savant équilibre, avec de beaux reliefs que favorise un phrasé toujours intelligent.

Dans Grieg (Pièces lyriques et 7 Impressions op. 73 qu’il vient de graver pour Skarbo), Propper maîtrise à la fois les petites formes (pièces narratives et folklorisantes) et les grandes ballades épiques qui doivent tant à l’influence de Chopin, de Liszt ou de Schumann. Mais le pianiste se garde bien de forcer le trait romantique : au contraire, il illustre ici une sorte d’impressionnisme nordique au langage sans fard, moderne et original.

En clôture, il nous offre avec la Fantasia quasi sonata « Après une lecture de Dante » un pèlerinage lisztien plus introspectif qu’extraverti qui ne siéra guère aux amateurs d’une Liszt anguleux et pathétique à outrance ; mais quel plaisir dans ce jeu tout en rebonds et en rondeur – en un mot, tellement poétique…"

Pianiste
 - Septembre-Octobre 2008 - Thomas Herreng 
CD Edvard Grieg, Pièces Lyriques, op. 54, 57 et 62, Skarbo, DSK 1082
"Fidèle à l’esthétique du premier disque, Daniel Propper nous propose une lecture qui ne s'interdit ni le rubato chopinien ni le brio des danses folkloriques. Ces pièces sont avant tout destinées aux salons, dans l’intimité des « belles écouteuses », et le pianiste le sait. « Secret », pièce aux accents schumanniens, ou « Fantôme » trouvent sous ses doigts une pudeur discrète. Si les hardiesses d’écriture sont atténuées, le pianiste propose une version cohérente qui, avec le dernier volume à paraître, formera une des rares intégrales disponibles de ce corpus."


La Provence - 25 juillet  2008 

Un Daniel Propper éblouissant, le récital de Daniel Propper fera date dans l'histoire du  festival Liszt en Provence. 

"(...) Daniel Propper, jeune pianiste d'origine suédoise qui a laissé sans voix, autant par sa virtuosité confondante que par sa faculté à transmettre l'émotion, un public de mélomanes avertis. (...) 

Pas question de s'endormir non plus en seconde partie avec les variations de Liszt sur le premier mouvement d'une cantate de Bach et le « crucifixus » de la messe en si mineur, dont Daniel Propper sut si bien traduire le caractère tragique. Les sommets furent atteints avec la pièce de Liszt appelée « Sonate Dante ». Magnifiquement servi par les extraordinaires sonorités du piano Fazioli qui transcendaient les déchaînements diaboliques de l'œuvre, Daniel Propper en donna une interprétation quasi démoniaque à couper le souffle. Il a fallu au public quatre bis pour revenir à plus d'humanité et reprendre pied sur terre. (…)"

Pianiste - Juillet-Août 2008 - Thomas Herreng 
CD Edvard Grieg, Pièces Lyriques, op. 12, 38, 43 et 47, Skarbo, DSK 1079
"Daniel Propper se fait le serviteur de Grieg : il n’en trahit jamais l’esprit, n’en cache pas l’inspiration folklorique et reste dans l’esthétique des salons fin de siècle. Lorsque chante le Gardien de nuit, sa mélopée est légèrement voilée mais toujours retenue. Il refuse de trop s’alanguir sur les Mélodies (op. 47, n° 3), de dramatiser le propos outre mesure."


Le Dauphiné libéré - 3 janvier 2008 
Philippe Tomasini - CD Edvard Grieg, Pièces lyriques, op. 12, 38, 43 et 47, Skarbo, DSK 1079


La Suite pour "Peer Gynt" ou le chatoyant concerto pour piano de Grieg font souvent oublier ses autres compositions, notamment sa belle moisson d'oeuvres pour piano seul comme les quatre cahiers des Pièces lyriques. L'enregistrement de ces pages fruitées qu'a réalisé Daniel Propper avec élégance et sensibilité nous rappelle donc à propos la juste dimension de cette musique toute de charme sans mièvrerie."


Nice-Matin
- 21 décembre 2005
André Peyregne - Concert donné en l'hôtel Westminster à Nice : Le piano de Propper
"... Les "Pièces lyriques" de Grieg furent un régal poétique. Mais lorsque ses mains s'envolèrent, virevoltèrent, voltigèrent au dessus des traits virtuoses de deux "Rhapsodies hongroises" de Liszt, le pianiste se fit soudain magicien. (...) La salle l'applaudit debout."

Charente Libre - 17 novembre 2005
Concert donné à Barbezieux :  Piano en Valois fait le bonheur des mélomanes
"Près de quatre cents mélomanes ont été enthousiasmés par la prestation exceptionnelle du jeune pianiste suédois Daniel Propper mardi soir en l'église Saint-Mathias, dans le cadre du festival Piano en Valois. Durant près de deux heures, et avec trois rappels, Daniel Propper a séduit l'auditoire, composé de mélomanes mais aussi de curieux, heureux de découvrir un génie du clavier."

La Montagne - 4 Juin 2005 Roland Duclos - Concert donné au festival à Riom
Piano à Riom, récital au long cours en quatre rappels. Propper impair passe et joue.
"... Propper rêve les mains ouvertes, dans la prégnance d'un songe vigilant, affranchi des protocoles chromatiques. (...) Propper astreint les oeuvres à ses représentations visionnaires et les révèle dans leur authenticité plurielle, mobile, jamais tout à fait soumise. Qui est aujourd'hui capable d'approcher les Pièces lyriques de Grieg d'aussi près, d'aussi vrai, sans s'y brûler ou se compromettre ?"


Journal d'Aix en Provence - Avril 2003 - Daniel Bourgeois
Concert donné à Aix en Provence
"(...)Les Jeux d'eau ont littéralement transporté le public par la précision et la finesse de ces cascades d'arpèges (...) Il est vraiment bouleversant de voir comment un jeune pianiste venu du Nord sait nous faire relire et redécouvrir notre propre tradition (...) C'est un vrai bonheur de voir ce jeune artiste si calme et au regard d'une grande douceur s'emparer de son clavier pour lui donner cette éblouissante sonorité et une si subtile "humanité"."

Les Variations Goldberg en concert - Avril 2003 - Olivier Barli
Concert donné en l'Abbaye de l'Ouye à Dourdan
"Le concert donné par Daniel Propper ce Dimanche de Pâques à Dourdan, a permis au public de découvrir un pianiste exceptionnel. Les Variations Goldberg font partie des oeuvres les plus difficiles pour clavier, et peu de pianistes prennent le risque de programmer un tel chef-d'oeuvre en récital public. C'est pourtant le défi que s'est lancé ce concertiste de talent. Les mélomanes connaissent surtout les Variations Goldberg dans les célèbres versions de Glenn Gould et plus récemment de Murray Perahia, aussi remarquables qu'opposées. L'interprétation de Daniel Propper, ne cherchant à imiter ni l'un ni l'autre de ces deux maîtres du piano, est digne des plus grands artistes et traduit une intime compréhension de l'oeuvre, un contrôle de la polyphonie, une grande précision du jeu, fait de lyrisme retenu et de délicates ornementations, ainsi qu'une inspiration servie par une mémoire et une technique sans faille, qui lui ont permis de se livrer au public dans un état de grâce, avec autant de talent que de modestie."

Pianiste - n° 10 - Octobre/Novembre 2001
"Vague nordique" par Alain Cochard
Daniel Propper : Un Suédois à Paris
Beaucoup de mélomanes à l'affût de nouveaux interprètes connaissent déjà Daniel Propper. Gageons qu'avec la prochaine sortie d'un superbe CD Grieg, dont Pianiste vous offre un extrait en avant-première, un public infiniment plus vaste va prendre la mesure de son talent. Un père autrichien artiste peintre, une mère suédoise, pasteur et excellente chanteuse : le contexte familial n'a pu que prédisposer Daniel Propper à une carrière artistique. Dès quatre ans, l'envie de jouer du piano le prend, mais ce n'est qu'à sept ans qu'il débute vraiment. Dès l'année suivante en effet, il rencontre Gunnar Hallhagen, l'un des plus éminents pédagogues suédois du XXe siècle. Le maître a plus de soixante-dix ans. L'enfant se rend émerveillé dans la vieille maison de bois de son professeur. Deux cours par semaine : on ne compte pas les heures ; autour du Bösendorfer Impérial, musique, littérature, poésie, peinture se mêlent dans la conversation. "C'était parfois un peu difficile pour un gamin, reconnaît le pianiste, mais tellement stimulant." Pendant onze ans, il ne travaillera qu'ave celui qui a véritablement forgé sa personnalité pianistique. Puis vient le temps des études au Conservatoire de Stockholm, entrecoupées par une année à la Juilliard School chez Martin Canin. Là, Daniel Propper se prends de passion pour les pianistes du passé, découvre quantité de "vieilles cires"... et mesure l'importance de Paris dans l'histoire du piano.

Multiplier les découvertes
Ses diplômes du conservatoire en poche et, après avoir également fréquenté les masterclasses de plusieurs maîtres, Tatiana Nikolaïeva en particulier, l'artiste s'installe dans la capitale française en 1993. "Choc culturel" pour le jeune suédois qui doit se familiariser avec les subtilités de notre langue, avec des rapports sociaux très différents de ceux qui existent en Suède. Daniel Propper s'inscrit bientôt au CNSM où il effectue d'abord un troisième cycle avec Jacques Rouvier, Bruno Rigutto et Gérard Frémy. Après onze années passées auprès de Gunnar Hallhagen, il éprouve un légitime désir de multiplier les contacts avec des artistes des sensibilités très différentes.

Une autre image de Grieg
Le choix de Grieg pour son premier enregistrement paraît on ne peu plus logique compte tenu des origines de l'artiste. "La musique de Grieg est simple en apparence, mais renferme des richesses qu'on ne découvre pas au premier abord", note Daniel Propper qui a voulu "donner une autre image du compositeur que celle des pièces lyriques" en enregistrant des ouvrages superbes mais relativement méconnu : la Ballade, la Sonate, la version originale de la Suite Holberg et les Trois Scènes de la vie populaire. Notre rendez-vous s'achève. Daniel Propper repart en vélo, son mode de locomotion favori pour sillonner une ville où il se sent désormais chez lui. Va-t-il rejoindre son piano ? Ou lire Strindberg, qu'il cite d'emblée quand on l'interroge sur ses goûts littéraires ? A moins qu'il ne se repasse l'un de ces bons vieux Buster Keaton dont il raffole "surtout quand la musique d'accompagnement est bonne !"